Races et caractères
Je vous rappelle
qu'un chien n'est généralement pas agressif car sa race l'y prédispose.
Il est totalement faux de penser que le Pitt-bull est plus agressif
qu'un Yorkshire!
Rappellons cette phrase que je trouve juste au passage: "Il
n'existe pas de mauvais chiens mais seulement de mauvais maîtres!".
En fait, ce phénomène de penser que certaines races sont plus dangereuses
que d'autres est un phénomène humain d'attention sélective. En effet,
il a suffit d'un cas d'attaque par un Berger Allemand en Allemagne vers
l'année 1989 qui a attaqué un enfant de 6 ans et qu'il la totalement
défiguré pour que tout le monde classe certaines races dans les enfers:
Pitt-bulls, Rottweiler, Berger-Allemand, American Staff, Starfordshire,
Bull-terrier, Berger malinois,...
Ce qui est le plus énervant est que les morsures de caniches, yorkshires,
pinsher nains, etc. sont beaucoup plus fréquentes que des races plus
grandes. Mais évidemment, elles ont beaucoup moins d'incidences vu la
force de pression de la machoîre! Et pour cela, on punit les chiens,
mais on laisse courrir les maîtres qui les ont éduqués et forgés à être
des animaux dangereux!
Plusieurs choses sont pourtant contradictoires,par exemple:
Quel est le chien le plus agréable avec les enfants?
Et bien, ce n'est pas ce cher bichon maltais mais bien le bulldog!
Difficile de faire croire aux gens que cet ancien chien combattant d'arène,
combattant avec force des taureaux, soient aussi gentils et agréables
avec les enfants, n'est-ce pas? Et pourtant, c'est une stricte vérité!
Donc, il faudrait non pas supprimer les chiens SOIT-DISANT dangereux,
mais plutôt changer l'attitude du public, mais bon, l'humain a toujours
préféré la facilité et c'est bien là, une grande preuve de sa lâcheté!
Faire des contrôles chez les personnes possèdant de tels chiens sur
leur dressage, s'ils portent bien une muselière et une laisse dans les
endroits publics et observer l'attitude du maître envers son chien est
beaucoup plus judicieux!
Tellement de races de chiens commencent à disparaître, il serait dommage
de continuer.
Dans ce chapitre,
je vous parlerai des prédispositions caractérielles des diffèrentes
races. Vous pouvez donc, vous préparer, à avoir quelques étonnements
par rapport à vos "a-priori". J'ai classé les races par ordre
alphabétique en espérant pouvoir insérer un tapis déroulant qui vous
ménera directement à l'animal que vous souhaitez connaître.
Cette brève description des races canines pourra peut-être
vous décider à d'adopter un petit (ou grand!) compagnon. Je suis
également à votre disposition si vous désirez adopter un toutou et que
vous ne savez lequel choisir, je vous ferais alors remplir un questionnaire.
Ainsi nous pourrons trouver un chien qui correspond à votre profil et
pour lequel vous saurez répondre au mieux à ses besoins afin qu'il soit
aussi heureux que vous. Ecrivez-moi à l'adresse: comportement@toutou.com
(via l'onglet contact).
Suivant la race,
vous verrez apparaître un numéro entre 1 et 10. Ce nombre correspond
au critère de base de la classification canine (édité en 1987 par
la FCI), en voici la dénomination:
1. Chiens de
berger et de bouvier (sauf chiens de bouvier suisses)
Toutes les races appartenant à ce groupe sont issues de chiens qui aidaient
les bergers et bouviers il y a plusieurs siècles. On les dressait pour
maintenir les troupeaux rassemblés et les empêcher d'approcher des champs
cultivés. Ces chiens devaient être indépendants et faire preuve d'initiative.
C'est pourquoi de nombreuses races de chiens de berger se sont également
affirmées comme chiens de garde et de défense.
2. Chiens de
type Pinsher et Schnauzer, molossoïdes et chiens de bouvier suisses
Les races classées dans ce groupe ont des origines très diverses.
Certaines furent dressées pour le combat et la défense, comme le Bulldog
ou le Bullmastiff, d'autres étaient utilisées pour garder les troupeaux
ou porter secours aux personnes égarées, comme le Saint-Bernard. Ce
groupe compte aussi des chiens d'agrément (Pinsher nain par exemple).
3. Terriers
Leur nom dérive du latin terra, la terre, et indique qu'à l'origine
ces chiens chassaient ou faisaient sortir de leur terriers renards et
blaireaux. Ce sont des animaux de taille moyenne, courageux et indépendants.
En raison de leurs qualités remarquables, les terriers furent croisés
avec d'autres races, en particulier avec des chiens courants, et ainsi
naquirent des races de terriers adaptées à d'autres tâches. Beaucoup
comptent parmi les chiens d'agrément.
4. Teckels
L'origine de ce groupe de races est à rechercher parmi les chiens
courants. Ils constituaient une forme autonome, à pattes courtes, qui
par la suite fut élevée en Europe pour le travail dans les terriers
de blaireaux et de renards. Compte tenu de leur mission, on peut les
comparer aux terriers élevés dans les îles britanniques.
5. Chiens de
type Spitz et de type primitif
Ce groupe très hétérogène comprend les chiens nordiques, les Spitz
allemands, le Spitz italien, les Spitz asiatiques (et les races apparentées)
ainsi que les races de type primitif, c'est-à-dire les chiens semi-sauvages
africains et asiatiques. Les chiens nordiques et les Spitz sont utilisés
traditionnellement pour la garde, la chasse, pour traîner des charges
ou tirer des traîneaux; les chiens primitifs sont employés pour la chasse
uniquement.
6. Chiens courants
et chiens de recherche au sang
En général, on peut dire que ce groupe est celui des chiens chargés
de poursuivre le gibier, d'empêcher sa fuite et de donner au chasseur
l'occasion de l'abattre. Selon les différentes types de races,
la méthode de travail des chiens courants est différente. De nombreuses
races suivent la piste lentement, d'autres poursuivent le gibier en
meute, à grand renfort d'aboiements, et l'attrapent ou le rabattent
vers le fusil du chasseur. Les chiens de recherche au sang traquent
le gibier blessé, surtout les cerfs, les chevreuils et les sangliers.
Ils doivent être capables de suivre la trace d'un animal pendant 24
heures et parfois plus.
7. Chiens d'arrêt
Tous les chiens d'arrêt continentaux se sont développés à partir
des chiens courants. Dès le VIème siècle
avant J.-C., l'historien grec Xenophon mentionne des chiens courants
qui, au lieu de poursuivre le gibier, s'arrêtent, immobiles et la tête
dressée, dés qu'ils l'ont flairé. A l'origine, ce comportement n'était
pas souhaité, mais plus tard on utilisa de tels chiens pour la chasse
aux oiseaux avec filet et en fauconnerie. On trouve également
dans ce groupe les chiens d'arrêt continentaux, les chiens d'arrêt des
îles britanniques, mais aussi les Epagneuls allemands et les Epagneuls
français, qui constituent en fait une transition entre les chiens courants
et les chiens d'arrêt. Les chiens d'arrêt continentaux trouvent une
large utilisation. Les chiens d'arrêt des îles britanniques, Pointers
et Setters, que les chasseurs britanniques ont transformés en véritables
spécialistes, doivent flairer le gibier rapidement et de très loin et
indiquer l'endroit où celui-ci se trouve. Ils ne doivent pas rapporter
le gibier abattu car c'est la tâche du Retriever qui est classé dans
le groupe suivant.
8. Chiens leveurs
de gibier, rapporteurs et chiens d'eau
Ce groupe réunit des chiens de chasse très spécialisés. Le Retriever
accompagne le chaseur et, sur ordre de celui-ci, suit le gibier touché
ou blessé et le rapporte. Ce travail complète donc parfaitement celui
des chiens d'arrêt des îles britanniques. Les Spaniels sont chargés
de débusquer le gibier en terrain accidenté ou couvert d'un tapis végétal
dense. En terrain marécageux, dans l'eau et dans les roseaux, ce sont
les chiens d'eau qui s'affirment comme de parfaits limiers. Certaines
races sont uniquement élevées pour la chasse mais la plupart des chiens
de ce groupe font de merveilleux compagnons et trouvent donc une large
utilisation.
9. Chiens d'agrément
ou de compagnie
Dans ce groupe, on trouve des races diffèrentes. Elles appartiennent
souvent aux groupes précédents, mais toutes se caractérisent par le
fait qu'elles fournissent d'excellents compagnons pour la maison.
10. Lévriers
et races apparentées
Les chiens de ce groupe ont une manière particulière de chasser.
Ils ne se laissent pas guider par leur odorat mais par leur vue et ils
ne poursuivent donc que le gibier qu'ils voient. Dans de nombreux pays,
par exemple en Iran et en Afghanistan, les chasseurs emportaient leurs
Lévriers sur la selle des chevaux et des chameaux et ne les lâchaient
que lorsque le gibier était en vue. Actuellement, certaines races de
Lévriers sont élevées à des fins purement sportives - comme chiens de
course. Les autres Lévriers sont utilisés comme chiens d'agrément. Les
Lévriers appartiennent à un groupe de chiens très ancien. Il y a 5000
ans, les Egyptiens les représentaient déjà dans leurs palais et dans
leurs tombeaux.
Sources: L. J.
Dobroruka, "Chiens", Collection Gründ, Librairie Gründ, 1990,
Paris, France. Ainsi que mes propres observations...