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L’adoption d’un chiot

Aujourd’hui, vous avez pris une grande décision : vous allez adopter un chien ! Mais… Vous ne savez pas par où commencer : Que dois-je faire ? Que dois-je préparer pour son arrivé ? Lequel choisir dans une portée ? Dois-je prendre un bâtard ou un chien de race ? Une femelle ou un mâle ? Le chien s’accommodera-t-il à notre mode de vie ? Comment ferais-je son éducation ?
Ce chapitre est donc destiner aux futurs propriétaires de chien affin de les aider dans leur démarche. Le chapitre suivant traitera de l’éducation du chiot.

Qu’est-ce qu’un chien ?

Cette question peut paraître ridicule mais elle est pourtant nécessaire, chaque personne a sa façon de voir un chien et chaque définition est correcte pour l’être humain unique. Ainsi, un particulier pourra répondre « un chien est une boule de poils avec un cœur », cette personne a donc une relation affective avec son chien et aime le caresser. Un scientifique répondrait : « le chien est dénommé Canis familiaris et appartient à la famille des canidés qui comprend 38 espèces dont le loup (canis lupus), le coyote (canis latrans), le dingo (canis familiaris dingo) et bien d’autres », le chien peut se reproduire avec ces espèces et donner une descendance fertile, il faut savoir que des analyses ont démontré que l’ancêtre principal, sinon unique, du chien est le loup.
Dans la définition du chien, nous allons retenir que le chien est un être dépendant : il est incapable de subvenir seul à ses besoins (si ce ne sont des cas de chiens retournés à l’état sauvage mais ce n’est pas celui qui nous intéresse ici). Cela fait 15000 ans que le chien a été domestiqué et ils sont aujourd’hui transformés en êtres familiers sociaux. Malgré qu’il en descende, UN CHIEN N’EST PAS UN LOUP ! Malgré tout, le chien a gardé sa capacité de chasse, sa capacité de mordre, de blesser… voir, de tuer ! Il faut également savoir qu’un chien naît sans identité. Les comportements du chien sont en effet très peu innés ; ils sont acquis. Le chien se construit jour après jour, dans votre foyer, et particulièrement au cours de certaines périodes sensibles. Elle est donc bien révolue l’époque où l’on pensait que les comportements du chien étaient héréditaires ! Bien entendu, certaines races excellent dans leur domaine, en chasse au « nez », en défense, en garde, en guidance des aveugles, etc. C’est en 1934 que deux scientifiques émirent l’hypothèse d’une hérédité de certains comportements, cette hypothèse, le monde scientifique la juge absurde aujourd’hui ! L’équation « un gène = un comportement » est incorrecte. Par contre, certaines caractéristiques comportementales ont une base génétique : dans les années 1940 et 1950, les scientifiques Scott et Fuller ont mis en évidence une variabilité héréditaire du seuil d’activation du jeu de combat, des aboiements et de l’agitation. Mais ce ne sont pas ce que l’on appelle « un comportement » proprement dit mais plutôt « un tempérament », donc, l’équation « tempérament = hérédité » est correcte, bien que proprement parlé ce tempérament peut être commun à plusieurs races et le tempérament n’est pas construit complètement à la naissance du chiot, l’impact de l’environnement sur le façonnement de la personnalité de votre chien aura beaucoup plus d’incidences que sa génétique.

Pourquoi l’homme est-il attaché au chien ?

En 15000 ans de domestication, la réponse a cette question a évolué, du moins dans les populations dans les pays développés. Au début, le chien était une aide précieuse pour la chasse, il tenait chaud la nuit, il tenait les campements propres en ingérant les déchets (ce fait est toujours présent dans les tribus aborigènes qui se servent des dingos comme éboueurs), c’était un gardien tenant à l’écart les prédateurs mais il était aussi une source de viande dans les périodes de disette (et oui !) ! Aujourd’hui, ces fonctions ont évolués grâce à la sélection de l’homme, les chiens se sont spécialisés dans plusieurs domaines déterminant la base de la classification de la FCI :
1. Chiens de berger et de bouvier (sauf chiens de bouvier suisses). Domaines : Garde de troupeaux, garde, défense et compagnie.
2. Chiens de type Pinscher et Schnauzer, molossoïdes et chiens de bouvier suisses. Domaines : Combat, défense, garde de troupeaux, secours aux personnes égarées et compagnie.
3. Terriers. Domaines : chasse (débusquer dans les terriers) et compagnie.
4. Teckels. Domaines : chasse (courant ou débusquer dans les terrier) et compagnie.
5. Chiens de type Spitz et de type primitif. Domaines : Garde, chasse, tirer des charges ou des traîneaux et compagnie.
6. Chiens courants et chiens de recherche au sang. Domaines : chasse (poursuite du gibier, empêcher la fuite du gibier, donner au chasseur la possibilité d’abattre le gibier ou mise à mort du gibier) et compagnie.
7. Chiens d’arrêt. Domaine : chasse (arrêt et immobilité dés que le chien sent l’odeur d’un gibier, montre au chasseur où se trouve le gibier) et compagnie.
8. Chiens leveurs de gibier, rapporteurs et chiens d’eau. Domaines : Chasse (suit le gibier et le rapporte, débusquer les gibiers sur terrain accidenté ou dans l’eau) et compagnie.
9. Chiens d’agrément ou de compagnie. Domaines : compagnie.
10. Lévriers et races apparentées. Domaines : chasse (à la vue, ils ne se guident pas avec leur flair mais avec leur vue) et compagnie.
Qu’ont en commun tout ces chiens ? Ils sont tous devenus des chiens de compagnie ! Aujourd’hui, un foyer peut adopter un chien courant et de recherche au sang, toutefois, il faudra prendre en compte « ses instincts » qui lui resteront (adoptés un tel chien alors que l’on possède des poules ou autres animaux domestiques demandera plus d’attention de votre part ! Mais ce n’est en rien impossible).
Aujourd’hui, en effet, les raisons de l’adoption d’un chien sont très diverses, on adopte un chien pour tenir compagnie, pour jouer, pour faire du sport, pour travailler, pour combler un manque affectif, pour soigner un humain en nécessité psychologique (autisme, handicap mental,…) ou physique (handicap physique de psycho-motricité, aveugle, …) , pour éduquer les enfants à la responsabilité et aux choses de la vie (la vie, la mort, le jeu, la maladie, la sexualité, etc.), pour des raisons culturelles ou professionnelles, pour sauver un chien de la mort, etc. Savez-vous pourquoi vous voulez adopter un chien ? Par rapport à cette question, vous pourrez trouver un chien correspondant à vos recherches. Mais cela ne suffit pas… Il faut savoir aussi si ce chien s’adaptera :
- à votre mode de vie : Sédentarité ? Absence quotidienne du maître ? Etc.
- à votre personnalité : Vous êtes calme ? Patient ? Vous manquez d’autorité ? Vous êtes sportif ? Etc.
- à votre environnement : Vous habitez une maison à la campagne, avec jardin ou sans ? En ville ? En appartement ? Etc.
- à vos revenus : Saurez-vous lui offrir les soins vétérinaires nécessaires (en sachant que certaines races ont certaines fragilités médicales) ? Saurez-vous le nourrir une fois adulte ? Etc.
- à votre entourage : Vous avez des enfants en bas âge et certains de leurs jeux turbulents (tirage de queue) irritent plus facilement certains chiens ? Etc.
- et bien d’autres choses encore.
Bref ! Tout ce qui fait partie de votre quotidien fera partie du quotidien de votre chien et il faut en étudier minutieusement ce qui pourrait poser problème.

Avant d’acquérir un chien :

Le chien est un animal étroitement lié à la meute, désormais, vous (et/ou votre famille du même domicile que le chien) allez remplacer cette meute ! C’est le concept de la famille-meute. Dans celle-ci, le chien devra pouvoir en distinguer :
- le chef de meute ou le dominant: celui qui sait tout, qui punit, qui aime, qui nourrit, qui est juste et qu’on aime.
- Le(s) équilibré(s) : il est d’un niveau hiérarchique inférieur au dominant et constitue une sorte de « classe moyenne » dans la meute.
- Le(s) soumis : il est le niveau hiérarchique le plus bas.
Vous remarquerez qu’il y a une classe dont on entend peu parler : le niveau hiérarchique équilibré. C’est un nouveau concept dans la famille-meute possédant plusieurs animaux de races différentes et/ou en interaction avec d’autre famille-meute. Dans la meute de loups, il n’existait que deux niveaux de hiérarchie : les dominants et les soumis. De ce fait, les meutes différentes se querellaient : le soumis de la meute A voulant, par exemple, posséder la femelle dominante de la meute B était impitoyablement réprimander par le mâle de la meute B. Le mâle dominant de la meute A, voyant qu’un membre de son groupe se fait punir par un autre mâle dominant, va intervenir et la meute A poursuivra la querelle… Deux meutes entament alors une vraie guerre ! C’est donc grâce à ce nouvel étage hiérarchique que l’on peut éviter les querelles entre chiens ou avec d’autres espèces d’animaux. En effet, remarquez que les anciens concepts de dominant-soumis dans l’interaction de plusieurs groupes de chiens menaient bien souvent au conflit.
En bref,
- Les dominants sont les humains et le maître en constitue le chef de meute : Alpha.
- Les équilibrés sont les chiens : Bêta.
- Les soumis sont les autres races d’animaux : Gamma.
Si, par exemple, votre chien était destiné à en rencontrer d’autres (dans un club canin, en famille, voisinage, etc.), ils devront avoir impérativement TOUS le même niveau hiérarchique équilibré. Ils seront soumis aux humains mais en aucun cas le maître ne doit montrer sa domination à son chien DEVANT D’AUTRES CHIENS affin de ne pas bouleversé cette hiérarchie.
Il faut aussi prendre en compte que vous prenez un engagement qui durera 10 à 15 ans. Le record du monde étant actuellement un chien de 29 ans !

Chien de race ou bâtard ?

Comme je l’ai déjà cité : chaque chien a son tempérament, tout comme l’homme ! Un bâtard peut, tout autant qu’un chien de race, être gentil, courageux, peureux ou désobéissant. Si vous vous procurez un chien de race, vous aurez l’assurance de ses dispositions et son caractère correspondra dans l’ensemble à ceux de la race en question. Vous serez aussi certain à quoi ressemblera le chien une fois adulte ! Vos responsabilités seront de toutes manières les mêmes dans les deux cas ! Pensez également à vous renseigner pour un chien de refuge, ces chiens ont bien souvent besoin d’un maître débordant d’affection et vous ferez non seulement une bonne action mais rendrez un chien doublement heureux, du fait de leur ancienne souffrance, de leur abandon,…

Mâle ou femelle ?

Un mâle a généralement une personnalité plus affirmée qu’une femelle, il est donc aussi plus difficile à dresser la plupart du temps. A l’âge adulte, il voudra marquer de son urine plusieurs choses. S’il y a des femelles en chaleur dans les environs, il sera agité, il pourrait alors tenter de s’enfuir, courir après la chienne, gratter à la porte, etc. Il faut savoir en effet que la société de meute est un système patriarcal !
Une femelle est habituellement plus calme et se laisse plus facilement dominer mais elle est en chaleur deux fois par an. Son odeur attire les mâles des environs, ils essaieront de pénétrer chez vous et peuvent aller jusqu’à dormir devant votre porte ! En promenade, elle sera alors importunée par des mâles.
Il faut que ce sexe colle à votre personnalité :
- Si vous êtes une personne peu autoritaire, optez pour une femelle.
- Si vous êtes assez autoritaire, optez pour un mâle.
NB : Auparavant, beaucoup de comportementalistes conseillaient qu’une femme adopte une femelle et qu’un homme avec assez d’autorité adopte un mâle. C’est assez absurde : une femme a souvent plus de subtilité qu’un homme lorsqu’elle est autoritaire !

Choisir un chiot :

Beaucoup de gens pensent que le meilleur moyen de choisir un chiot dans une portée est de prendre celui qui vient vers la main tendue… c’est faux ! Lors de votre adoption, vous pourrez déjà déterminer plusieurs choses dans son comportement futur : sera-t-il peureux, équilibré, agressif, dépressif, nerveux, hyperactif, etc. Sachez tout de fois que si votre chiot présente de tels comportements de façon restreinte, il vous sera toujours possible de le socialiser. Toutefois, il est préférable d’éviter certains comportements futurs désagréables pour vous dés le départ : éviter de prendre un chien hyperactif pour une personne âgée, un chien qui n’a aucun auto-contrôle et ne contrôle pas son mordant pour des enfants, un chien craintif pour une grosse ville,…

L’âge : Rappelons les étapes critiques :
- 6 semaines : sevrage => identification à l’espèce insuffisante.
- 8 semaines : propreté => reconnaissance des lieux d’élimination.
- 12 semaines : fin de la socialisation primaire à l’homme et aux autres animaux.
- 10-14 semaines : fin de la période de régulation émotionnelle et d’adaptation à l’environnement.
- 15 semaines : hiérarchisation entre chiots.
En sachant cela, le meilleur âge pour adopter sera entre 7 et 8 semaines. Pourquoi ? Car il a acquis une identification à l’espèce ainsi que les rituels de soumission, il a commencé son travail de hiérarchisation et de détachement par rapport à sa mère. Il lui reste encore de 4 à 6 semaines pour s’adapter au mieux à votre environnement.
Eviter d’adopter un chiot âge de moins de 6 semaines et au-dessus de 3 mois.

La santé : Le chiot sera accompagnez du carnet de soins vétérinaires. Vérifiez dans ce carnet :
- Première page : si la date de naissance est présente, si l’association reconnaissant le pedigree est marqué (ECC, Saint-Hubert, etc.) et si le numéro de tatouage ou l’étiquette code-barre de la puce est présente. Si le chien a une puce, il vous sera remis un papier d’identification de la microship. Si le chien est pédigré, il vous sera remis un papier concernant le club d’affiliation du pédigré (ECC, Saint-Hubert) dûment compléter du numéro d’identification du chien, du nom entier du chien, sa race, sa couleur, son sexe, sa date de naissance, son manager, son propriétaire ainsi que son arbre généalogique remontant jusqu’aux grands-parents minimums, le cachet du club et du manager.
- Deuxième page : cachet de l’éleveur avec adresses complètes.
- Page 5 (vaccinations de base) : les deux premières cases doivent avoir été remplies et comportent l’autocollant de la marque utilisée pour la vaccination. La case des examens cliniques doit comporter des « N » à « cardiovasculaire », « respiration », « peau » et « oculaire ».
- Page 6 : les deux premières cases doivent comporter le cachet avec adresses complètes et la signature du vétérinaire ayant procédé aux vaccinations et examens. La case des remarques en examens cliniques doit comporter des « N » en « génito-urinaire », « locomoteur » et « dentition ». S’il y a eut autres examens, ceux-ci doivent être signalés par une date et par le cachet du vétérinaire.
- Page 16 (Vermifuges) : la première et/ou la deuxième case doivent être remplies avec la date du vermifuge, le poids du chien et la marque du vermifuge utilisé.
Faites un test rapide vous-même :
- Les yeux : ils ne doivent pas être rouges et ne coulent pas
- les mâchoires : bonne coaptation des dents
- abdomen : pas de hernie à l’ombilic
- organes génitaux : présence des deux testicules chez le mâle
- organes urinaires : le gland du pénis doit être visible (sous peine de phimosis) et le chiot ne laisse pas échapper des gouttes d’urine involontairement
- vitalité : le chiot doit être plein de vie (sauf s’il vient de s’éveiller ou de manger)
Enfin, un éleveur consciencieux vous remettra un papier en plus attestant de la bonne santé de son chien. Si votre chiot présente l’une des 10 maladies graves voir mortelles citées sur le papier (carré, leptospirose, hépatite, rage, etc.), vous avez le droit de le rapporter dans les 10 jours qui suivent l’adoption à l’éleveur et d’en exiger un autre ou de vous faire rembourser ! Donc, dés l’acquisition, rendez-vous chez votre vétérinaire.

L’esthétique : Vérifiez toujours si les couleurs du chien vous plaît, si plus tard, une fois adulte, il ne sera pas trop grand, pas trop petit, etc. S’il va posséder de longs poils ou des poils ras, etc. Il vous appartient de choisir entièrement, le coup de cœur que vous aurez est bien entendu important ! Ce critère n’est toute fois pas important : tous les chiots son beaux mais ils ne resteront pas comme cela…
NB : Evitez les « modes » et les coups de cœur de vos enfants. Il y a deux ans, lors de la sortie des « 102 dalmatiens », des centaines de parents se rendirent chez des éleveurs et vendeurs de Dalmatiens affin d’en adopter « un blanc, qui restera blanc » ! Ainsi, chaque année, une race de chien est à la mode grâce aux films et aux médias :
- Mode « Rintintin » : Berger Allemand
- Mode « Lassie » : Colley (que beaucoup de gens donnent encore comme nom de race un « Lassie » !)
- Mode « Baxter » : Bull terrier
- Mode « The Mask »: Terrier Jack Russel
- Mode “ Rex, Chien flic ” : Berger allemand
- Mode « Télé Z » : Basset Hound
- Mode « 101 Dalmatiens » : Dalmatien
- Mode « 102 dalmatiens » : Dalmatien “blanc” (n’existe pas! Cette race naît sans taches puis elles apparaissent par après. Le chiot du film fut maquiller pour masquer les taches !)
- Mode « Columbo » : Basset Hound
- Mode « 4 bassets pour un danois » : Grand Danois (ou Dogue Allemand) et tous les Bassets
- Mode « La grande traversée » : Boxer et Golden Retriever
- Mode « Didier » : Golden Retriever
- Mode « chiens dits dangereux » : Adoption de chiens classés dangereux par la presse pour épater les voisins, « Rottweiler », « Pit Bull », « Staffordshire Bull Terrier », « Bull Terrier », « American Staff », etc.
Ces années là, on observe un pic d’adoption sur les graphiques portant sur une race en particulier. Ce genre d’attitude est tout de même très irresponsable car en rien, un chien ne ressemblera à ce que vous avez vu dans un film ou lu dans la presse!

Le comportement : Dés votre visite chez l’éleveur, le vendeur ou le refuge, il est facile de faire quelques tests de comportement pour voir si le chien vous conviendra. Si vous êtes sportif et que vous avez l’intention de faire beaucoup d’exercices avec votre chien, il faudra éviter les chiens hypotoniques par exemple… Bien entendu, ces tests ne seront en rien définitifs, votre chiot évoluera en votre compagnie, toutefois, il est préférable d’éviter les « risques » et de devoir administrer alors une éducation beaucoup plus épuisante !
1. Test à l’approche :
Approchez-vous du chiot (ou de la portée en marchant), accroupissez-vous à un mètre de lui et faites des appels à voix douce. Quel est le comportement du chiot ?
- Il est prudent mais assez curieux, il vient vers vous d’une posture assez indifférente, le fouet (queue) est haut et remue : Il n’y a rien à signaler chez ce chiot ! Il convient à tout le monde, c’est un chien de compagnie parfait.
- Il vient directement vers vous, saute même sur vous, sa queue est haute et frétillante et il a même tendance à vous mordiller les mains ou chaussures : Ce chiot montrera plus tard à une tendance dominante. Ce chiot ne conviendra qu’à une personne ayant assez d’autorité et comprenant bien la hiérarchie canine affin de se faire respecter en temps que chef de meute. Ce sera également un chien qui aura besoin d’exercices fréquents.
- Il court vers vous et empêche d’autres chiots de vous approcher : Ce chiot sera associable avec d’autres chiens ! Ce chiot ne conviendra pas à des personnes sans cesse entourée de chiens (voisinage, entourage, clubs, etc.) mais conviendra comme chien de garde ou professionnel (maître-chien, etc.)
- Il est craintif, il préfère rester à distance, si vous vous approchez encore, il aura tendance à se mettre dans un coin, sa posture est basse, sa queue également : Risque de phobies et d’anxiété. Ce chiot conviendra à des personnes calmes et douces, pouvant faire preuve d’une grande patience pour l’éducation affin de le désensibiliser. Il conviendra à des personnes seules et aura besoin de peu d’exercices.
- Il réagit peu et semble complètement indifférent : Risque de dépression et d’absence d’attachement. Ce chiot conviendra à des personnes calmes, qui recherche un chien pour l’affection. Il conviendra parfaitement pour des personnes âgées pour autant qu’elles acceptent un chien calme mais un peu distant…
- Il bouge sans cesse, il vient vers vous puis va ailleurs, il semble infatigable : Chiot hyperactif. Ce chiot conviendra à des gens hyperactifs : sportifs, grandes balades en forêt ou en campagne, clubs canins (agility, etc.), possédant de préférence un grand jardin où le chien sera lâché sans cesse.
2. Test sensoriel:
- Tact : Caressez et grattez le chiot, il devrait en éprouver du plaisir. Pincez-lui la peau et regardez ses dents, il doit accepter cette manipulation sans cri et sans agressivité.
- Audition : Agitez un trousseau de clefs ou claquez dans vos doigts, le chiot devrait s’intéresser à ce bruit… S’il a une absence de réaction, le chiot est peut être sourd ou désintéressé (ce qui marque une dépression). S’il fuit, il a un problème d’hypersensibilité aux bruits, donc une possibilité de phobie ou d’anxiété. Il sursaute puis explore : c’est une réaction normale. L’absence de sursaut mais associée à une exploration montre une forte tolérance au bruit (donc, c’est un chien qui conviendra aux villes). Claquez une nouvelle fois votre main mais beaucoup plus fort : le chien vient vers vous ? Il est intéressé mais non craintif ! Il se méfie mais cette méfiance est suivie d’une curiosité ? C’est une réaction normale. Il s’enfuit après avoir sursauter ? Ce chien risque de rester craintif face aux bruits quotidiens urbains, un milieu calme à la campagne lui conviendra mieux !
- Vue : Agitez un foulard de couleur vive : jaune, vert ou bleu (pas le rouge ! Le chien est moins sensible à cette couleur !). Le mouvement doit attirer l’attention du chiot s’il est équilibré.
3. Test d’autocontrôle : La mère apprend à ses chiots à se contrôler en les pinçant, en les mordant à la nuque, les oreilles, la face, tout en se mettant au-dessus d’eux et en les forçant à se coucher. Faites de même en le forçant à s’immobiliser et se coucher. Comment réagit-il ?
- Il crie, il s’immobilise, il se couche et reste couché tant que vous le tenez, lorsque vous le lâcher, il s’ébroue et court après vous quand vous le lâchez : C’est la meilleure réaction, ce chiot se contrôle correctement ! Ce chiot convient à tous.
- Il crie, se couche, reste immobile mais ne court pas après vous lorsqu’il est libéré : ce chiot est craintif par rapport aux manipulations. Ce chiot ne conviendra pas à un foyer avec enfant…
- Il crie mais se débat, il ne veut pas se coucher, il essaie de mordre et remue sans cesse : absence d’autocontrôle ! Il faudra lui apprendre à respecter ce geste avant qu’il n’atteigne ses 3 mois !
- Il crie, il se débat, il veut mordre et d’ailleurs montre les dents, il hurle, urine éventuellement, puis, une fois libéré, reste à distance… Cette réaction est celle d’un chiot anxieux ou agressif (agressivité par peur).
4. Test hiérarchique : Mettez le chien en position de soumission (couché sur le dos, maintenu par la peau de la nuque, sans rien dire, sans le caresser, vous pouvez grogner comme le ferait la mère). Comment le chiot réagit-il ?
- Il se débat, se tend, puis accepte tout de même cette position : chiot équilibré. Conviendra à une famille avec enfants.
- Il se débat, se tend, il mord et n’accepte pas la position : chiot dominant. Il conviendra à un maître strict et autoritaire.
- Il se laisse faire tout à fait : chiot soumis. Il conviendra aux personnes âgées ou des personnes qui recherchent une relation très affective avec leur compagnon.
- Il se débat, se tortille, il mord, hurle, urine, défèque, les pupilles sont dilatées : réaction de peur. Attention, futur chien anxieux et agressif…
Vous pouvez répéter ce test lors de son éducation : plus vous le répéterez, plus le chiot vous fera confiance.
5. Test d’élévation : Ce test permet de tester la tolérance de votre chiot à une forme de manipulation mais en rien elle n’est significative de son niveau hiérarchique. Vous soulevez donc le chiot du sol, dans vos mains, dans vos bras :
- Il accepte en se laissant aller : il accepte les manipulations. Ce chien conviendra aux enfants.
- Il se débat, se tend puis se laisse aller : réaction normale.
- Il se débat et n’arrête pas, mais ne présente aucune agressivité : ce chiot n’a pas encore une connaissance de l’autocontrôle, il pourra encore l’apprendre avec vous avant ses 3 mois !
- Il se débat violemment et veut mordre, il hurle, sa réaction s’amplifie si vous le maintenez : chiot intolérant, réaction de crainte ou de peur. Ne prenez pas ce chiot si vous possédez des enfants.
6. Test de mordant : Prenez une corde à nœud ou un chiffon, agitez-le devant le chiot jusqu’à ce qu’il tienne l’objet en gueule et tire…
- Il tire directement, il grogne méchamment, retrousse les babines, a une queue raide et refuse de lâcher : Ce chiot a trop d’ardeur à mordre, il ne sera pas compatible pour un bon chien de famille. Il ne conviendra qu’à des professionnels ou pour un chien de travail.
- Il tire, grogne, sans retrousser les babines, il agite la queue, puis le jeu l’ennuie, il s’en désintéresse ou accepte que vous repreniez le jouet : bonne réaction pour un chien de famille.
- Il renifle puis s’éloigne, complètement indifférent : compagnon idéal pour les personnes âgées.
7. Test d’isolement : Isoler le chiot dans une pièce inconnue de lui avec vos proches et vous-même.
- Il se retire dans un coin, se couche, indifférent : absence d’attachement, dépression.
- Il miaule, pleure, jappe et ne s’occupe pas de vous. Si vous parvenez à l’apaiser, ce chien s’attachera à vous dans le futur.
- Il jappe, aboie, hurle à la mort et fuit votre contact. Il a encore des problèmes de socialisation. Il pourra éventuellement s’attacher à vous mais pas à l’ensemble de votre famille…
8. Test de rapport d’objet : Bien entendu, votre chiot n’est pas encore éduqué mais il a normalement acquis une certaine curiosité pour les objets lancés. Attirez son attention avec un jeu et lancez-le à 2 ou 3 mètres de lui, que fait-il ?
- Il va vers l’objet, le prend en gueule et revient vers vous à votre appel avec l’objet en gueule : C’est une réaction nettement espérée pour un chien obéissant.
- Il va vers l’objet, le prend en gueule mais l’abandonne : C’est en généralité ce qui fait un chien ! Ce chien sera obéissant lui aussi.
- Il va vers l’objet mais ne le prend pas en gueule (il abandonne même sa course avant d’avoir atteint le jouet !) : Ce chiot peut devenir obéissant mais il faudra certainement un peu plus de patience !
- Il s’en fout complètement : Ce chiot sera moins performant en obéissance.

L’achat du chiot :

Enfin, vous vous êtes décidé pour un chiot mais il vous reste encore quelques questions : De quoi aura-t-il besoin ? A quoi faudra-t-il faire attention ? Comment vais-je l’éduquer ? Quel sera mon rôle exact et celui de ma famille ?

Préparation de l’environnement :

Premièrement, il faut que votre chien possède son espace :
- Un espace « dortoir » : Choisissez un panier en fonction de sa taille adulte :
· Petit chien: un panier entre 40 et 55 cm.
· Chien moyen : un panier entre 55 et 80 cm.
· Grand chien : un panier entre 80 et 120 cm.
· Géant (Dogue allemand, Saint-Bernard) : Faites-les dormir sur un cousin ou une couverture pliée en 4 (assez large) relevé d’une vingtaine de centimètres du sol.
Evitez les paniers en osier ! En effet, ses paniers, s’ils sont décoratifs, ne conviennent pas aux chiots qui peuvent les détruire et se caler des morceaux d’osier dans le palais.
L’espace dortoir ne sera jamais placé en hauteur – sauf une hauteur de 20 cm pour les races « géantes » car leur croissance rapide demande de l’attention - (sur un pallier, le chien ne dormira pas sur les lits, ni sur les divans, sofas et canapés, etc.) qui tendent à donner une place dominante au chien.
L’espace dortoir ne sera jamais placé dans une pièce de passage humain fréquent (cuisine, salon, salle de bain, hall, chambre, corridor, etc.). Préférez la pièce où il y a le moins de passage humain, tant qu’elle est chauffée en période de refroidissement (buanderie, garage, niche, etc.).
N’oubliez pas non plus d’acheter un coussin qui s’encastre parfaitement dans le panier mais retirez-le dés que votre chiot est réveillé car ces coussins sont remplis de petits morceaux de mousse et les chiots aiment souvent les vider… Donc, préférez les bons marchés qui sont de même qualité mais qui vous évitera de grosses dépenses!
- Un espace « toilette » entre les promenades : si votre chien est sans cesse à l’extérieur, c’est ce qu’il y a de mieux ! Il pourra ainsi sortir et entrer à son grès affin de faire ses besoins. S’il est à l’intérieur, il faudra alors lui apprendre à utiliser son espace toilette (voir « propreté » dans les rôles du maître).
- Un espace « jeux » avec partie verte ou à l’intérieur : Evitez le béton qui peut provoquer des calvities. Achetez-lui des jeux (deux ou trois) différents ! Un chien s’attache généralement à une sorte de jeu : une balle ou une figurine (faux poulet, faux os, etc.) en plastique incassable qui sera votre jeu personnel à tous les deux (vous vous en servirez pour jouer ensemble) ; un jeu « bruyant » affin d’augmenter sa socialisation au bruit (hérisson à siffleur, balles à clochettes, etc.) –ATTENTION ! Bien que ce soient des jeux éducatifs, ce sont généralement des jeux en plastique mou qui dés la crevaison peuvent libérer le siffleur, dés qu’ils sont crevés, jetez-les affin d’éviter l’avalage du siffleur ou de la clochette !- Enfin, un jeu temporaire, mais à remplacer dés qu’ils sont avalés ou sales, pour les dents (Ces derniers vous épargneront des dépenses inutiles en détartrage chez votre vétérinaire !): commencez par le plus petit os en peau de buffle (imitation de chaussure), puis vous passerez à des os de plus en plus gros, vous pouvez également donner des oreilles de cochon, des os non cassants (évitez l’os de côte de porc et de rôti de porc et de volaille qui peuvent provoquer des perforations de l’œsophage), du nerf de bœuf, de la peau de buffle aromatisé (à la sauce, aux légumes, etc.) en forme d’os ou de baguettes (dans ce cas, ils peuvent servir de récompense), des os de bouillon (gros os à moelle) cru du boucher ou après avoir été cuit dans votre potage ! L’avantage des os en peau de buffle est qu’ils se dissolvent dés le contact de la salive et ne présentent donc aucun danger. Pensez quelques fois à leur donner des os qui enlèvent le tartre. Astuce : Si votre chien détruit au fur et à mesure des jeux qui peuvent coûter relativement chers, vous pouvez également lui donner une bouteille en pvc vide et fermé (Coca, eau, fanta), si votre chien est plus petit, vous pouvez l’écraser puis la fermer: succès garanti à bas prix ! Evitez les balles de tennis dont les chiens arrachent et mangent la peau qui est gorgée de produits chimiques.
- Un espace « réfectoire » : Prévoyez deux gamelles en inox (pas de plastique) de la taille que fera votre chien une fois adulte :
· Petit chien : de 40 à 50 cl de capacité
· Chien moyen : de 50 cl à 1 litre de capacité
· Grand chien : de 1 à 2 litres de capacité
· Géant : plus de 2 litres
De cette façon, il vous sera impossible de donner trop à manger à votre chien !
Deuxièmement, votre chien devra également posséder :
- Un collier
- Une laisse (enrouleuse de 6 mètres de préférence pour le laisser courir et lui apprendre le rappel)
- Une brosse de toilettage double face (face métallique et face molle)
- Un coupe-ongles canin
- Un shampoing spécial pour chien ou chiot : ces shampoings évitent d’enlever excessivement une couche indispensable de sébum du pelage de votre chien ! Les shampoings humains sont trop abrasifs.
- Un collier anti-parasites de 6 mois de durée entre le mois de mai et octobre. A renouveler chaque année.
- Un nettoyant pour oreilles ou un lait démaquillant doux sans alcool. Des cotons tiges et des gommettes d’ouate.
Voilà ! Tout est prêt pour son arrivée !

Les besoins de votre chiot ou chien :

La nourriture : N’oubliez pas de demander à l’éleveur ce qu’il donnait à manger au chiot, de cette façon, vous pourrez l’habitué à un autre repas petit à petit en évitant les dysenteries des premiers jours. Une dysenterie durant trois jours dés l’adoption est tout à fait normale : elle est liée au stress du nouvel environnement, si elle persiste, consultez toujours votre vétérinaire. Le chien recevra, à l’âge adulte 1 ou 2 repas par jour, mais les premiers jours d’adoption, votre chiot reçoit certainement 5 repas par jour… En voici les étapes, ce que vous donnerez à manger :
- Entre 7 semaines et 3 mois : 5 repas par jour.
- Entre 3 et 5 mois : 4 repas par jour.
- Entre 5 et 9 mois : 3 repas par jour.
- Entre 9 mois et 1 an: 2 repas par jour.
- 1 an et plus : 1 ou 2 repas par jour.

- Chien de 10 kilos : 650 grammes de nourriture
- Chien de 20 kilos : 1 kilo de nourriture
- Chien de 50 kilos: 2 kilos de nourriture
ATTENTION: Malgré cette formule standard, les calories varient d’une race à l’autre !
On sait que le chien est un carnivore mais… SON REGIME N’EST PAS FAIT EXCLUSIVEMENT DE VIANDE ! Le chien doit recevoir une alimentation variée comprenant des lipides, des glucides et des protéines ainsi que des vitamines et oligo-éléments. Une ration alimentaire équilibrée pour un chien est constituée de:
- 1/3 de protéines animales.
- 2/3 de protéines végétales.
- La viande : Les jeunes chiens, pour leur croissance, ont besoin d’une viande moins grasse mais plus riches en vitamines : les volailles et le bœuf. Le poisson est également bon mais ne constituera qu’un complément car sa chair n’est pas d’une grande valeur nutritive et à condition d’éviter le poisson d’eau douce et le hareng (qui contiennent de l’anti-vitamine B et peuvent donc provoquer divers troubles). La viande sera de préférence crue (la cuisson modifiant les protéines et détruisant 60 % de la vitamine B) ou cuite si votre vétérinaire vous a fournit un pot de vitamines à rajouter à la ration alimentaire de votre chien. Elle sera coupée en petits morceaux puis en gros cubes quand le chien prendra de l’âge. Les viandes industrielles sont étudiées également.
Ses boîtes varient de 400 grammes à 1kg 200. Elles profitent de certaines mentions qu’il faudra reconnaître :
- « junior » : Pour jeune chien de 7 semaines à 1 an
- « adult » : Pour chien adulte de 1 an à 7 ans.
- « senior » : Pour chien âgé de 7 ans et plus.
- « light » : Pour chien ayant des problèmes d’obésité ou de diabète.
- « scientist » : Pour chien à digestion difficile.
ATTENTION : Ces boîtes ne constituent en rien un repas complet, elles seront mélangées aux autres besoins du chien. Malgré qu’elles apportent des légumes, elles en manquent tout de même trop !
Si ces mentions sont plus ou moins corrects, elles ne le sont pas pour tous les chiens : si vous considérez que votre chien est encore plein de vie alors qu’il a plus de 7 ans, il est inutile alors de lui prendre des boîtes seniors qui pourraient provoquées des carences. Préférez alors ces boîtes à partir du moment où votre chien devient plus calme. C’est souvent le cas du boxer qui garde une agilité et une endurance jusqu’un âge très avancé. Toutefois, ne prenez plus de « junior » après l’âge d’1 an de votre chien !
ASTUCE : vous pouvez rajouter à la ration des jeunes chiens, de l’œuf cuit mollet dont l’avidine (protéine de l’œuf) fixe la vitamine H ou B6.
Le lait et les produits laitiers : Sources de vitamines et d’oligo-éléments. Ils peuvent être rajouter à la ration du chien et du chiot mais en quantité LIMITEE : un petit morceau de fromage ou un petit peu de lait (10 cl maximum). Ne jamais donnez de lait comme boisson principale!
Matière grasse (beurre, gras, margarine) : constitue 5% de la ration du chien.
Légumes et protéines végétales : La ration de viande de votre chien sera mélangée à des flocons d’avoines, du riz cuit ou des pâtes cuites. Le riz est facile à digérer (à donner lorsque votre chien a une digestion plus difficile, en période de maladie), les pâtes sont riches (à donner lorsque votre chien doit prendre un peu de poids) mais les flocons d’avoines restent une très bonne source de protéines végétales, de phosphore et de vitamine E, meilleure que le riz et les pâtes ! Elles sont, par ailleurs, en vente en supermarché. Vous pouvez ajouter un peu de farine de soja ou des germes de soja à la ration alimentaire de votre chien. Les légumes seront râpés ou en purée et représenteront 1/3 de la ration alimentaire.
Enfin, les chiens aiment les fruits et on l’oublie assez souvent : vous pouvez en donner en très petites quantités comme récompense car de grosses quantités peuvent provoquer des troubles digestifs.
N’oubliez pas de rajoutez du sel de cuisine si vous cuisez vous-même la viande de votre chien mais n’en rajoutez pas dans les boîtes industrielles ni sur la viande crue !
A ne pas donner à votre chien : Pomme de terre, rhubarbe, tomate, fruits acides (ananas et agrumes), échalotte et oignon.
Il existe également des nourritures industrielles complètes de qualité sous forme de mélange granulés + féculent + légumes (royal canin) ou granulés compressés.
Enfin, il existe également une nourriture complète sous forme de « rond de viande rougeâtre», celle-ci est trop riche en légumes et pauvres en viande et provoquent malheureusement des dysenteries malgré que les chiens l’apprécient : à donner avec modération.
N’OUBLIEZ JAMAIS DE LAISSER UNE GAMELLE D’EAU FRAICHE EN PERMANENCE A VOTRE CHIOT ET/OU CHIEN !

Les soins : Votre vétérinaire sera votre meilleur soutien et le meilleur conseiller pour ceux-ci, ne l’oubliez jamais ! En cas de malaise chez votre chien, vous devrez vous rendre directement chez votre vétérinaire. Mais voici toutefois des données et des soins que vous pourrez faire vous-même :
- Température (doit être prise à l’anus) : 38-39°c
Excepté les chiens nus : 42°c
- Pouls/minute :
· Chiot jusqu’1 an : 110-120
· Adulte : 90-100
· Vieux chien (à partir de 7 ans) : 70-80
- Fréquence respiratoire/mn :
· chiot : 18-20
· adulte : 16-18
· Vieux chien : 14-18
Le toilettage : Un chiot ne prend pas de bain ! Un chien adulte peut en prendre 3 x/année maximum. Pour le brossage :
- chien à poil ras : de temps en temps
- Chien à poil long : Deux fois par semaine minimum, faire un brossage et démêlez ! N’arrachez jamais le poil. Demandez conseil à un toiletteur.
- Chien à poil dur : stripping (épilation) et trimming (égalisation). Demandez conseil à un toiletteur.
Le nettoyage des oreilles : Prenez un produit nettoyant pour oreilles ou du lait démaquillant doux sans alcool. Imbibez légèrement une gommette de démaquillage en ouate, le produit doit s’en imprégner et la gommette ne présentera pas un liquide qui coule (imbibez correctement en pliant en deux la gommette et en tapotant !). D’une main redressez correctement l’oreille du chien, et faite pénétrez la gommette à l’aide de votre auriculaire jusque 3 à 4 centimètres d’entrée en le tournoyant (n’allez pas tout de même aussi loin si vous n’êtes pas rassurez !). Ressortez la gommette (elle est bien brune !), renouvelez l’opération jusqu’au moment où la nouvelle gommette utilisée est quasi-propre en ressortant de l’oreille de votre chien. Prenez une nouvelle gommette sèche et refaite de même pour enlever l’excédent de produit qui pourrait déranger votre chien. Maintenant, avec un coton tige, nettoyez soigneusement tous les plis à l’entrée du conduit auditif. Faites de même pour la deuxième oreille. Pour les races à longues oreilles et allant dans l’eau, il faut un nettoyage auriculaire hebdomadaire, exception faites pour le basset hound (tous les deux jours !). Les races à oreilles courtes : 1 nettoyage mensuel.
Coupe des ongles : Les ongles seront coupés dés qu’ils feront du bruit sur une surface dure ! Ils seront coupés à l’aide d’un coupe-ongles adapté aux chiens : Appuyez, de votre index et votre pouce, sur le coussinet et la bosse supérieure (phalange) derrière l’ongle, de la patte de votre chien, l’ongle ressort légèrement. Coupez en regardant par le dessous de la patte : sous la partie inférieure de l’ongle de votre chien, il y a un renfoncement de l’ongle en forme de triangle : NE DEPASSEZ JAMAIS CETTE LIMITE ! Ce triangle représente la vascularisation de l’ongle de votre chien (les vaisseaux sanguins). En cas de saignements, mettez de l’isobétadine ou un mercurochrome pour enfant (sans alcool).
Avant l’hiver : Recoupez à l’aide d’un ciseau les excédents de poils entre les coussinets du chien. Ses poils peuvent recueillir des morceaux de glace qui peuvent blesser les coussinets.
Au printemps : Mettez un collier anti-parasites à votre chien car la saison des tiques, puces, teignes et autres bestioles sympathiques recommence ! Si, malgré tout, votre chien a une tique (cela ressemble à une protubérance ovale passant de la couleur noire –1mm à peine- à rouge-orangée –vers 3 mm- à la couleur grise – de 3 mm à plus de 1 cm-, elles atteignent généralement 1 cm puis tombent, elles sont porteuses de diverses maladies pour le chien ainsi que pour l’homme), ne l’enlevez pas de vos ongles directement, prenez un morceau d’ouate imbibé d’éther et tamponnez à l’endroit où elle s’est accrochée, laissez agir l’éther 2 minutes, prenez une pince à épiler et tirer d’un coup sec (attention de ne pas serrez trop fort l’abdomen de la tique car elle risque d’éclater et de déverser tout le sang sucer, mais la tête sera toujours dans le corps de votre compagnon…) : vérifiez bien si vous avez eut la tête (une petite pointe noire entre les pattes visibles à l’œil nu, pour les personnes ayant une bonne vue, ou à la loupe si nécessaire), si tel n’est pas le cas, remettez de l’éther à l’endroit où la tête se trouve toujours ! Dés que la tique est enlevée, brûlez-la ou faites-la passer par le siphon d’un évier ! Ecrasez ou jetez par terre ne sert strictement à rien car la tique vivra toujours (même avec l’abdomen éclaté) et remontera sur le pelage de votre chien ! Après l’extraction de la tique, imbibez sur l’endroit où elle était avec un peu d’isobétadine affin d’éviter les infections. Pour les puces, achetez un vaporisateur chez votre pharmacien et traitez votre chien ainsi que son coussin, les tapis, etc.
ASTUCE : Pour éloigner les parasites de l’endroit où dort votre chien, vous pouvez faire brûler dans la pièce de l’ail. Vous pouvez également traiter votre chien, les tapis et les coussins avec de la poudre de pyrèthre (mais attention s’il est inoffensif pour les animaux à sang chaud, ce produit est toxique pour les animaux à sang froid !)

Prochain article : L’éducation du chiot

Sources :
Dr Dehasse J., L’éducation du chiot de 0 à 6 mois, Montréal, Ed. de l’Homme, 1983
Dr Dehasse J., Chiens hors du commun, Montréal, Ed. Le Jour, 1996
Dr Ruwet J., Ethologie générale, Syllabus de perfection en éthologie, Université Libre de Liège, 2001.
Pr Gossiaux P.P., L’homme et la nature, Syllabus de maîtrise en psychologie, Université libre de Liège, 1998 .
Dr Dehasse J., L’éducation du chien, Montréal, Ed. Le Jour, 1998
Pr Gossiaux P.P., Anthropologie culturelle, Syllabus de perfection en anthropologie culturelle, Université libre de Liège, 2000.
Dr Dehasse J. & Dr De Buyser C., Mon chien est d’une humeur… de chien, Bruxelles, Ed. Vander, 1998
Pr Pageat P., Manuel de pathologie comportementale canine, Paris, Le point vétérinaire, 1995
Pr Scott & Pr Fuller L., Dog behavior, Chicago, The university of Chicago Press, 1965
Woodcock D., Eukanuba printemps / été, Magazine, 2002
Grosemans D. & Delespaux V., Wouf n°391, Magazine, 2001
Dobroruka Ludek J., Chiens, Ed. Gründ, Prague, 1990
Auteurs divers, La passion des chiens, Ed. Gründ, Prague, 1974

« L’adoption d’un chiot , Laurence »
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